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Manifestations |

Manifestation des étudiants en médecine d'Idlib contre Tahrir al-Sham

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Les étudiants en médecine de l'université International Rescue d'Idlib manifestent contre la décision de Tahrir al-Sham de fermer cette institution. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Les étudiants en médecine de l'université International Rescue (IRU) d'Idlib ont organisé des rassemblements pour protester contre la fermeture de leur université en vertu d'un arrêté pris par le « gouvernement de salut » affilié à Tahrir al-Sham.

La décision de suspendre les activités d'enseignement à l'université entraînera la perte de plusieurs années d'enseignement pour des milliers d'étudiants de tous les niveaux universitaires, a expliqué à Diyaruna le militant d'Idlib Haisam al-Idlibi.

Les étudiants en médecine de l'IRU ont organisé plusieurs journées de manifestation en réponse à cette décision, a-t-il expliqué.

Une délégation du « gouvernement de salut » affilié à Tahrir al-Sham inspecte l'université International Rescue à Idlib. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

« La décision de suspendre les activités d'enseignement à l'université a été prise au prétexte que l'université ne serait pas agréée », a expliqué al-Idlibi.

Or, l'affaire n'a rien à voir avec un quelconque agrément, a-t-il souligné, mais est plutôt le résultat du refus de la direction de l'université d'accéder à l'exigence de Tahrir al-Sham de reprendre la direction de cette institution.

Cette reprise en main aurait vu la nomination de responsables de Tahrir al-Sham et l'imposition de règles strictes relatives au code vestimentaire et à la ségrégation forcée entre étudiants des deux sexes, a-t-il poursuivi.

L'avenir des étudiants est en péril, a-t-il ajouté, car Tahrir al-Sham leur a interdit de s'inscrire dans d'autres universités de la région au prétexte que l'IRU n'est pas agréée et que leur dossier universitaire n'est de ce fait pas valide.

Les manifestations des étudiants, ainsi qu'une campagne dans les médias sociaux pour les accompagner, baptisée « blouses blanches » ont commencé à produire des résultats, a indiqué al-Idlibi.

Le gouvernement de salut autoproclamé a envoyé une délégation pour négocier avec la direction et trouver un compromis qui satisfait les deux parties, a-t-il ajouté.

Al-Idlibi a conclu en soulignant que l'université répond à toutes les normes requises de programmes, académiques et logistiques, et qu'elle a donc « le droit indéniable d'être agréée ».

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1 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire Captcha
| 2019-01-30

Puisqu'ils n'ont pas de diplômes universitaires, ils ressemblent à Boko Haram qui interdit l'éducation.

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