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Perte de financements pour les Directions de la santé d'Idlib, Alep et Hama

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Ce centre de soins néonatals d'Alep a besoin d'être alimenté en permanence en électricité pour assurer le fonctionnement des équipements vitaux. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Les Directions de la santé d'Alep, d'Idlib et de Hama ont récemment annoncé que les services qu'elles assurent seront fortement réduits, parce que le soutien extérieur qu'elles reçoivent pour fonctionner a été suspendu, a indiqué un activiste local.

Cela aura un impact direct sur la santé publique, car ces directions apportent un soutien aux centres de soins médicaux et de santé de la région, a expliqué l'activiste Haisam al-Idlibi à Diyaruna.

Les services médicaux dans la région seront désormais assurés sur une base strictement bénévole, a-t-il poursuivi, ce qui conduira inévitablement à leur réduction et à une baisse du niveau des soins dispensés aux civils dans la région.

Des patients attendent d'être reçus dans un centre de la province d'Idlib, dans le nord du pays. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Ce centre médical d'Alep risque de devoir suspendre ses opérations en raison d'un manque de financement. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

« Le soutien financier et logistique apporté aux centres de soins médicaux et de santé des provinces d'Idlib et Alep était assuré par les Directions de santé provinciales », a-t-il rappelé.

Les donateurs régionaux et internationaux apportaient un soutien à ces centres par le truchement des directions, a-t-il ajouté, et elles ont annoncé simultanément qu'elles interrompaient leur soutien à ces centres à cause de l'arrêt des dons.

Les médecins et le personnel qui ont choisi de rester à leurs postes le feront sans être rémunérés, a ajouté al-Idlibi.

« Cela aura un impact négatif sur les soins de santé dispensés aux civils dans ces régions », a-t-il poursuivi, soulignant que « plus d'une centaine d'hôpitaux et de centres de santé sont affiliés à ces directions ».

Suspension de financements essentiels

Outre les financements nécessaires au financement des salaires des médecins et des personnels, a précisé al-Idlibi, de l'argent est également nécessaire pour couvrir les coûts des médicaments, des matériels médicaux, de la maintenance des appareils et des pièces détachées.

Des fonds sont également nécessaires pour payer les ambulances, l'entretien et le carburant des véhicules de transport des patients, ainsi que le carburant utilisé par les générateurs qui alimentent les équipements médicaux indispensables, et les fournitures essentielles.

Al-Idlibi a ainsi estimé que plus de 2 500 médecins et personnels médicaux, y compris les équipes d'ambulanciers, seront impactés par cet arrêt du financement.

La plupart des donateurs ont interrompu leur soutien après que Tahrir al-Sham a pris le contrôle de la région, a-t-il indiqué, « car la plupart des organisations médicales et humanitaires possèdent une réglementation qui interdit la fourniture d'un soutien à des groupes désignés comme des entités terroristes ».

Le mois dernier, l'alliance extrémiste a interpellé des médecins à Idlib et Hama, fermé la Direction de santé gratuite d'Idlib à Kafr Nabl et saisi ce qu'elle contenait.

Les autres donateurs ont interrompu leur soutien en expliquant que la région n'était désormais plus une zone de guerre suite aux cessez-le-feu conclus avec le régime syrien et ses milices affiliées.

Plusieurs organisations avaient suspendu leur soutien il y a deux mois, a ajouté al-Idlibi, mais certaines l'avaient repris jusqu'à ce qu'un nouveau donateur puisse être trouvé.

« Mais les communications et les négociations sur ce point n'ont à ce jour produit aucun résultat », a-t-il conclu.

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