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Santé |

Réouverture de centres médicaux spécialisés dans l'Anbar

Saif Ahmed dans l'Anbar

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Un enfant bénéficie d'une thérapie physique au centre prothétique récemment réhabilité de Falloujah. [Saif Ahmed/Diyaruna]

La province de l'Anbar a récemment ouvert plusieurs centres médicaux et de soins spécialisés, notamment des centres d'oncologie, une clinique dentaire, un centre prothétique et de nouveaux laboratoires médicaux hospitaliers, ont indiqué les autorités locales.

L'ouverture et la remise en état des centres médicaux et cette reprise des services interviennent après le départ de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), qui avait laissé derrière lui un champ de ruines qui avait également concerné les centres médicaux et de soins.

Avant l'incursion du groupe en 2014, ces centres assuraient des services de haut niveau pour la population locale, a expliqué à Diyaruna Amira Aday, membre du conseil provincial de l'Anbar.

Des hommes attendent de pouvoir consulter un professionnel de santé au centre prothétique de Falloujah. [Saif Ahmed/Diyaruna]

Le centre médical al-Akhaa à Ameriyat al-Sumoud a été récemment remis en état et peut à nouveau accueillir des patients. [Saif Ahmed/Diyaruna]

Des patients font la queue devant une clinique dentaire dans le district de Heet de la province de l'Anbar, après sa reconstruction en 2018. [Saif Ahmed/Diyaruna]

Mais sous le règne de l'EIIS, « les districts administratifs furent le théâtre de l'activité terroriste, qui conduisit à la destruction des infrastructures », a-t-elle poursuivi.

Depuis que les forces irakiennes ont repris le contrôle complet de la province, les centres médicaux et dentaires de Ramadi, de Falloujah et de Heet ont été remis en état, a-t-elle ajouté, et ils sont désormais en mesure de proposer « des services complets aux citoyens ».

« L'Anbar a également vu l'ouverture d'un centre de membres prosthétiques à Falloujah, qui est considéré comme la réalisation la plus importante du ministère de la Santé et de la Direction de la santé de l'Anbar », a-t-elle précisé.

Ce centre supervise la fabrication de membres prosthétiques pour les hommes comme pour les femmes, ainsi que la fourniture de moyens physiothérapeutiques et de fauteuils roulants.

« La majorité des villes de l'Anbar ont de gros besoins en services, en hôpitaux et en centres médicaux spécialisés », a poursuivi Aday.

La plupart des centres de population de l'Anbar sont éloignés les uns des autres, a-t-elle ajouté, expliquant que cette distance entre les fournisseurs de santé, « couplée à l'expansion urbaine et à un accroissement de la population d'une année sur l'autre », requiert des services supplémentaires.

Réhabilitation des centres médicaux

« Le gouvernement et les agences de services ont remis en état la plupart des centres médicaux et spécialisés de l'Anbar », a expliqué à Diyaruna Mohammed Yaseen, membre du conseil provincial de l'Anbar.

Il s'agit notamment de la réhabilitation du centre d'IRM de l'hôpital de Ramadi, des centres de traitement des maladies chroniques dans tout l'Anbar, et de la réouverture des cliniques dentaires et des centres d'oncologie, a-t-il ajouté.

Yaseen a souligné que la partie occidentale de la province a encore besoin de centres médicaux spécialisés, « en particulier pour les membres prosthétiques », car il n'existe qu'un seul centre à Falloujah actuellement en mesure d'offrir ce service.

« Nous nous efforçons également de fournir des traitements médicaux dans les camps de déplacés dans l'Anbar, et d'y apporter tous les services médicaux nécessaires », a-t-il poursuivi.

« Dans la province de l'Anbar, les efforts du gouvernement ont porté sur la réhabilitation des centres de membres prosthétiques de Falloujah », a expliqué à Diyaruna Nadhim Shukur, le directeur des médias des centres de santé du district d'Ameriyat al-Sumoud.

Mais d'autres centres prosthétiques sont nécessaires, a-t-il précisé, pour garantir que les personnes qui ont perdu un bras ou une jambe par suite des opérations militaires et terroristes dans l'Anbar aient plus d'un seul centre à leur disposition dans la province.

« Le centre de prothèses des membres de Falloujah a été équipé d'appareils modernes et sophistiqués et une équipe hautement qualifiée venue de Bagdad assure la formation du personnel qui y travaille », a-t-il encore indiqué.

Ces derniers mois, certains membres du personnel ont même été envoyés en Allemagne et dans d'autres pays pour y suivre une formation, a-t-il poursuivi.

Besoin d'autres services médicaux

« Parmi les centres spécialisés en état de fonctionner se trouvent des cliniques dentaires et plusieurs centres médicaux convertis en hôpitaux d'urgence dans la ville d'al-Joulan dans le district de Falloujah », a précisé Shukur.

Le Centre de laboratoires modernes de la ville d'al-Hai al-Askari dans ce même district, a également bénéficié d'une réhabilitation, a-t-il indiqué.

« Les centres de santé et de traitement d'Ameriyat al-Sumoud ont été réhabilités et fournissent aujourd'hui des traitements médicaux importants », a-t-il ajouté.

Les centres mis en place dans les camps de déplacés de Bazbiz et Habbaniyah ont également vu un grand nombre de patients durant les derniers mois de l'année, a-t-il indiqué.

« L'Anbar a besoin d'un centre d'oncologie et d'un centre de réinsertion des toxicomanes », a précisé Ahmed Tahir, un habitant de Ramadi âgé de 44 ans.

« Bien que certains hôpitaux et centres médicaux apportent des services modestes, nous avons toujours besoin du niveau de services que vous pouvez trouver dans d'autres pays dans le monde », a-t-il ajouté à Diyaruna.

« L'Anbar représente un tiers de la superficie de l'Irak et compte plusieurs régions reculées, en particulier les localités les plus à l'ouest, qui ont besoin d'un hôpital moderne », a-t-il ajouté.

Un hôpital pour le traitement du cancer pouvant administrer une chimiothérapie à ses patients est en particulier nécessaire, a-t-il précisé.

« Il existe certes de nombreux centres médicaux et des cliniques, mais la construction du Nouvel Hôpital de Heet doit reprendre, après la suspension des travaux entre 2014 et aujourd'hui », a conclu Salem Hammoud, un habitant du district de Heet âgé de 35 ans.

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