Terrorisme |

2018-06-13

L'EIIS exécute 30 de ses membres dans une ville frontalière en Syrie

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Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) prennent position dans une base surveillant l'EIIS dans la ville frontalière d'Hajin sur cette photo publiée sur internet le 30 mai. [Photo fournie par le Centre médiatique de Deir Ezzor]
Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) prennent position dans une base surveillant l'EIIS dans la ville frontalière d'Hajin sur cette photo publiée sur internet le 30 mai. [Photo fournie par le Centre médiatique de Deir Ezzor]

« L'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) a exécuté plusieurs de ses propres combattants dans la ville frontalière syrienne d'Hajin, a indiqué mercredi 13 juin un chef tribal irakien à Diyaruna.

« Nous avons reçu des informations provenant de sources tribales et de témoins oculaires à Hajin indiquant que l'EIIS y a abattu une trentaine de ses hommes », a déclaré Cheikh Qatari al-Obeidi al-Samarmad, l'un des commandants des forces tribales dans la province de l'Anbar.

Les exécuteurs ont « jeté leurs corps dans l'Euphrate, et le courant en a emporté certains jusqu'aux abords de la ville voisine d'al-Qaim », dans la province irakienne de l'Anbar, a-t-il précisé.


Cette photo, publiée sur internet le 26 mai, montre des frappes aériennes contre un repaire de l'EIIS à Hajin. [Photo fournie par le Centre médiatique de Deir Ezzor]

Cette photo, publiée sur internet le 26 mai, montre des frappes aériennes contre un repaire de l'EIIS à Hajin. [Photo fournie par le Centre médiatique de Deir Ezzor]

Ces éléments assassinés de l'EIIS, parmi lesquels quelques combattants étrangers, avaient été accusés de divers crimes par leurs chefs, a-t-il rapporté.

Parmi ces crimes, « la non-exécution des tâches, la désobéissance aux ordres, et la divulgation d'informations et de secrets concernant le groupe », a précisé al-Obeidi.

Ces meurtres témoignent de l'effondrement dans les rangs de l'EIIS, du désespoir et de la frustration que ressentent nombre d'entre eux, et le fait que les soldats se rebellent contre leurs commandants, a-t-il affirmé.

Les derniers éléments de l'EIIS se terrent à Hajin

Depuis début mai, les Forces démocratiques syriennes (FDS) mènent une lutte acharnée pour chasser l'EIIS d'Hajin, une ville au nord d'Albou Kamal.

« Aujourd'hui, [la ville] abrite les derniers éléments de l'EIIL », a expliqué al-Obeidi, ajoutant que la plupart des combattants restants sont ceux qui ont fui l'Irak avec leurs familles.

Les quelque 7000 foyers d'Hajin souffrent d'une pénurie de nourriture et de carburant et sont confrontés à des conditions difficiles à cause des combats acharnés et d'un blocus de l'EIIS, a-t-il fait savoir.

Seules quelques familles ont réussi à échapper à cette situation et à se réfugier auprès des FDS ou des forces du régime syrien, qui contrôlent désormais Albou Kamal, a-t-il rapporté.

Les forces irakiennes sont massivement déployées à la frontière pour empêcher l'infiltration de combattants de l'EIIS depuis la Syrie par suite de la pression continue exercée sur eux, a déclaré al-Obeidi.

« Des avions irakiens mènent régulièrement des frappes aériennes de précision contre des bases de l'EIIS à Hajin, en coordination avec les forces de la coalition internationale », a-t-il ajouté.

Le 7 juin, les forces irakiennes ont frappé une base « de commandement et de contrôle » de l'EIIS dans la région d'Hajin où des leaders et des combattants s'étaient rassemblés, a-t-il indiqué.

Cette frappe, dernière en date d'une série d'opérations transfrontalières, « a rempli ses objectifs, et la base a été complètement détruite », selon un communiqué officiel.

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