Sécurité |
2018-06-13

Exode de masse dans le nord d'Idlib après un bombardement du régime syrien


Des roquettes du régime syrien ont frappé le 10 juin la ville de Binnish, dans le nord de la province d'Idlib, qui jouxte la ville de Fuaa, tenue par le régime. [Photo fournie par Faisal al-Ahmad]
Des roquettes du régime syrien ont frappé le 10 juin la ville de Binnish, dans le nord de la province d'Idlib, qui jouxte la ville de Fuaa, tenue par le régime. [Photo fournie par Faisal al-Ahmad]

Plusieurs localités et villages du nord de la province rurale d'Idlib connaissent un exode en masse de leurs habitants, qui fuient les lourdes frappes de l'aviation syrienne, a expliqué à Diyaruna un militant local mercredi 13 juin.

Plusieurs dizaines de civils ont été tués ou blessés, et un grand nombre de maisons et de bâtiments publics ont été détruits par ces lourdes frappes aériennes, a expliqué le militant Faisal al-Ahmad.

Les habitants des localités et des villages de Binnish, Ram Hamdan, Taftanaz, Maarat Misrin et al-Sawaghiyah fuient vers la ville d'Idlib et ses environs, a-t-il ajouté.


Des nuages de fumée s'élèvent de la ville de Fuaa, site de nouveaux affrontements entre les militants de Tahrir al-Sham et les forces du régime syrien. [Photo fournie par Faisal al-Ahmad]

Des nuages de fumée s'élèvent de la ville de Fuaa, site de nouveaux affrontements entre les militants de Tahrir al-Sham et les forces du régime syrien. [Photo fournie par Faisal al-Ahmad]

« Des hôpitaux, des centres médicaux et des postes ambulants ont été mis hors service après avoir été directement visés par les avions », a-t-il indiqué, soulignant qu'à Taftanaz, un hôpital pour enfants avait été totalement détruit.

Des alertes ont été diffusées dans la région, en particulier dans la ville d'Idlib, où les médias sociaux et les haut-parleurs des mosquées demandent aux habitants d'éviter de se rassembler en grands nombres.

Attaque de Tahrir al-Sham

Ces derniers événements interviennent dans un climat de reprise des affrontements dans les faubourgs des villes de Fuaa et de Kafraya, dans le nord-ouest de la province d'Idlib, tenues par le régime et qui ont été assiégées pendant des années par des groupes de l'opposition armée.

« Ces deux villes connaissaient un calme relatif ces trois dernières années, parce qu'elles étaient totalement assiégées par des groupes de l'opposition et par l'alliance extrémiste Tahrir al-Sham », a poursuivi al-Ahmad.

Mais dimanche 10 juin, de nombreux éléments de Tahrir al-Sham ont lancé une attaque contre Fuaa et Kafraya, où ils ont affronté les forces du régime syrien et leurs milices alliées qui y étaient positionnées, a-t-il expliqué.

Cette attaque a occasionné un grand nombre de morts et de blessés de chaque côté, a-t-il ajouté.

Les frappes aériennes du régime syrien ont repris sur le nord d'Idlib, en réponse à cette attaque, a poursuivi al-Ahmad.

« Il s'agit de l'attaque la plus féroce en près de trois ans », a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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