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Tension à Damas après des explosions meurtrières

Waleed Abou al-Khair au Caire

Des habitants de Damas sur le site d'une explosion survenue mercredi 9 mai sur la place al-Maisat à Damas, où quatre personnes ont trouvé la mort, et plus de 20 autres ont été blessées. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Quatre personnes ont été tuées, et plus de 20 ont été blessés mercredi 9 mai par deux explosions consécutives survenues à Damas, la capitale syrienne, sur une place publique très fréquentée.

Cet attentat s'est produit alors que d'intenses combats se poursuivent entre, d'une part, le régime syrien et ses milices alliées, et « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) d'autre part, près du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de la ville.

Haitham al-Haddad, fonctionnaire âgé de 40 ans, qui se trouvait sur son lieu de travail au ministère des Dotations (Awqaf) près du lieu de l'explosion, a rapporté à Diyaruna que la tension dominait à Damas après cet attentat.

De nombreux membres de l'armée, de la police et des services de sécurité en civil ont été déployés après l'explosion, qui s'est produite à 22 h 25 mercredi sur la place al-Maisat, dans le district d'al-Marjah, a-t-il ajouté.

Les forces syriennes déblaient les restes d'une voiture qui a explosé mercredi 9 mai sur la place al-Maisat à Damas. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

L'explosion a eu lieu devant le café Wimpy, près du ministère des Dotations.

Des rapports préliminaires indiquent que quatre civils ont été tués, et que plus de 20 autres ont été blessés, certains grièvement.

Seconde explosion à proximité

Une seconde explosion, causée par une roquette, a touché la Tour commerciale de Damas dans la même zone, ne causant que des dégâts matériels.

Plusieurs déclarations contradictoires ont circulé au sujet de la cause de l'explosion, a fait savoir al-Haddad, les informations officielles indiquant que deux roquettes étaient tombées sur la zone, et des rapports ultérieurs déclarant qu'une voiture piégée ou un engin explosif improvisé (EEI) avait explosé.

Une voiture a été détruite, et ses débris ont été éparpillés sur les lieux.

Un bus scolaire de taille moyenne a également été éventré par l'explosion, a-t-il ajouté, et des informations indiquent que le chauffeur a été tué.

Selon des sources locales, a-t-il poursuivi, « l'explosion s'est produite alors que des étudiants quittaient un institut d'enseignement local, tuant un professeur de mathématiques et blessant plusieurs étudiants ».

« Les restes de la roquette font penser qu'il s'agirait d'une roquette fabriquée localement », a-t-il déclaré, notant qu'il est probable qu'elle ait été tirée d'al-Hajar al-Assouad, près du camp de Yarmouk, où l'EIIS se bat contre le régime et ses alliés.

Deux roquettes sont tombées à peu près au même moment dans le quartier d'al-Zahra al-Jadeeda de Damas, sans faire de victimes, a-t-il ajouté.

L'EIIS « a tiré des roquettes sur la capitale de manière sporadique » depuis le 19 avril, lorsque les forces favorables au régime ont renforcé leur lutte contre le groupe, a indiqué à l'AFP le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdel Rahman.

Le régime s'est tourné vers Yarmouk et les zones proches après avoir repris l'ancien bastion de l'opposition de la Ghouta orientale, à l'est de la capitale, le mois dernier.

Frappes de nuit près de Damas

Dans le même temps, des frappes israéliennes contre plusieurs régions de Syrie pendant la nuit ont fait au moins 23 morts dans les rangs des soldats syriens et des combattants alliés au régime, a rapporté l'AFP jeudi.

L'armée israélienne a indiqué avoir touché des dizaines de cibles militaires en Syrie lors de raids de représailles, après qu'une vingtaine de roquettes ont été tirées sur ses forces aux alentours de minuit sur le plateau du Golan depuis la Syrie.

Elle a attribué ces tirs de roquettes à la force d'élite iranienne al-Qods.

Près de 28 avions de chasse israéliens ont participé à ces raids, tirant environ 70 missiles.

Parmi les cibles se trouvaient des zones proches de Damas, ainsi que le centre et le sud-ouest du pays, a fait savoir l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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