Sécurité |
2018-04-20

Les forces conjointes empêchent toute infiltration des villes irakiennes par l'EIIS


Un membre de la police de l'Anbar dirige la circulation sur cette photo postée en ligne le 8 mars. [Photo fournie par la Direction de la police de l'Anbar]
Un membre de la police de l'Anbar dirige la circulation sur cette photo postée en ligne le 8 mars. [Photo fournie par la Direction de la police de l'Anbar]

Les forces irakiennes renforcent les opérations spéciales autour des villes libérées de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) à titre de précaution pour s'assurer qu'aucun combattant ne cherche à s'infiltrer, et pour protéger ces zones de toute faille de sécurité.

La police, l'armée et les forces tribales de l'Anbar ont mis en place un cordon de sécurité autour des villes de la province, et organisent des opérations conjointes contre des repaires d'activistes.

Les mesures de sécurité pour protéger ces villes se déroulent selon un plan préétabli, a expliqué le major général Hadi Kassar Erzeij, commandant de la police de l'Anbar, à Diyaruna.

Ce plan est mis en œuvre par la force al-Jazeera, par le commandement des opérations dans l'Anbar et par d'autres agences de sécurité et de renseignement, incluant des volontaires tribaux, a-t-il précisé.

Une partie de ce plan s'attache à renforcer le déploiement militaire autour des villes, sous la forme de cordons de sécurité qui comprennent des postes de contrôle permanents.

Ces cordons comprennent également des patrouilles déployées sur le terrain pour surveiller les passages et les chemins de terre, et pour fermer tous les points d'accès possibles et les éventuelles brèches que les activistes pourraient utiliser pour infiltrer ces villes, a-t-il ajouté.

Un autre volet de ce plan concerne le lancement d'opérations de recherche des repaires des activistes au cœur du désert qui entoure ces villes.

Des opérations incessantes

Il s'agit d'opérations « sans relâche et incessantes » qui ont permis aux forces irakiennes de neutraliser plusieurs dizaines d'activistes et de détruire leurs repaires, notamment dans le désert d'al-Rutba, a ajouté Erzeij.

La force tactique affiliée à la police de l'Anbar a réussi à traquer les extrémistes qui se cachaient sur l'île d'al-Thirthar, dans la partie est de la province, le 3 avril.

Cette opération a entraîné « la mort de trois commandants de l'EIIS qui se cachaient dans une grotte, notamment l'émir de Ramadi, un terroriste du nom d'Omar Safwak » (également appelé al-Chichani), a-t-il poursuivi.

« De telles opérations de haut niveau se poursuivront sans se limiter à une seule zone, incluant toutes les zones désertiques éloignées et les zones urbaines », a-t-il précisé.

Ces opérations sécuritaires seront accentuées, a-t-il ajouté, notamment à l'approche des élections législatives nationales, dont la date a été fixée au 12 mai.

« Nous avons pris toutes les mesures et les précautions nécessaires pour protéger les électeurs, les centres et les bureaux de vote », a-t-il précisé.

À al-Hawijah, dans l'ouest de la province de Kirkouk, les forces de sécurité poursuivent les opérations visant à sécuriser et stabiliser la ville.

Elles ont suivi « des plans et des activités efficaces » pour éradiquer les poches restantes de combattants de l'EIIS, a expliqué à Diyaruna Ali Daham, président du conseil local d'al-Hawijah.

« Le centre d'al-Hawijah est désormais sécurisé, et cela fait désormais plusieurs mois que nous n'avons enregistré aucun incident terroriste », a-t-il précisé. « Nos troupes sont déployées en grands nombres, empêchant ainsi toute tentative d'infiltration par des terroristes. »

Sécuriser les zones désertiques

Daham a demandé des renforts pour traquer les éléments restants de l'EIIS dans le désert entourant al-Hawijah, qui donne accès à d'autres provinces.

« Des régions comme al-Abbasi et al-Riyadh ont certes été libérées, mais n'ont pas encore été totalement débarrassées des restes de l'EIIS, qui se cachent encore dans les faubourgs », a-t-il souligné. « Sécuriser ces lieux demande plus de soldats et un renforcement des mesures de sécurité. »

Quant à Mossoul et aux autres villes de la province de Ninive, les responsables locaux ont confirmé qu'elles « ne représentent plus des havres de sécurité » pour les combattants de l'EIIS.

« Nos villes sont désormais entourées par trois cordons de sécurité auxquels participent la police locale, l'armée et les tribus », a précisé à Diyaruna Mohammed Ibrahim, président de la commission de sécurité du conseil provincial de Ninive.

Ces forces sécurisent la région d'al-Jazeera et ses faubourgs, pour empêcher toute infiltration et boucler la zone contre les éléments de l'EIIS, a-t-il ajouté.

Ibrahim a souligné que la protection des villes libérées dépend en grande partie des renseignements, qui ont permis le démantèlement de plusieurs cellules de l'EIIS.

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