Terrorisme |

2018-02-13

Tahrir al-Sham oppresse des civils à Idlib et Alep

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Mohammed al-Diri est mort des suites de ses blessures lundi 12 février après avoir été blessé par balles à plusieurs reprises par une patrouille de Tahrir al-Sham dans la province rurale d'Idlib. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]
Mohammed al-Diri est mort des suites de ses blessures lundi 12 février après avoir été blessé par balles à plusieurs reprises par une patrouille de Tahrir al-Sham dans la province rurale d'Idlib. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Les tensions ont atteint leur paroxysme dans certaines parties des provinces d'Idlib et d'Alep occupées par Tahrir al-Sham au cours des dernières 24 heures, où l'alliance extrémiste lutte pour maintenir son contrôle sur la zone, ont rapporté des activistes à Diyaruna.

Alors que l'alliance est confrontée à une résistance grandissante, les patrouilles de Tahrir al-Sham ont renforcé la pression sur les habitants de la région, menant une série d'arrestations et blessant et tuant des civils.

Le militant des médias d'Idlib Haisam al-Idlibi a déclaré que la plupart des habitants des zones contrôlées par Tahrir al-Sham refusent de se soumettre à son contrôle, et qu'ils ont commencé à se rebeller ouvertement contre l'alliance et à exprimer leur rejet du groupe.


Le jeune Syrien Oussama al-Ajini a été retenu prisonnier par Tahrir al-Sham cette semaine sur son lieu de travail au service du personnel, dans la ville de Kourin. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Le jeune Syrien Oussama al-Ajini a été retenu prisonnier par Tahrir al-Sham cette semaine sur son lieu de travail au service du personnel, dans la ville de Kourin. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]


Des véhicules appartenant à des équipes de l'al-hesba (la « police religieuse ») de Tahrir al-Sham, qui agissent sous le nom de Sawaed al-Khair, dans une rue dans la région d'Idlib. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

Des véhicules appartenant à des équipes de l'al-hesba (la « police religieuse ») de Tahrir al-Sham, qui agissent sous le nom de Sawaed al-Khair, dans une rue dans la région d'Idlib. [Photo fournie par Haisam al-Idlibi]

La plupart d'entre eux n'avaient jusqu'ici osé le faire que dans « le plus grand secret », a-t-il indiqué à Diyaruna.

Tahrir al-Sham a répondu à tout signe de rébellion par encore plus d'oppression, d'arrestations et de meurtres, a-t-il rapporté, alors même que les habitants subissent des frappes aériennes et des bombardements d'artillerie constants du régime syrien.

Un jeune du nom de Mohammed al-Diri est décédé de plusieurs blessures par balles lundi 12 février après qu'une patrouille de Tahrir al-Sham a ouvert le feu sur lui, a fait savoir al-Idlibi.

Tahrir al-Sham tentait de prendre d'assaut la ville de Maar Shimmarin afin de rassembler et d'arrêter des opposants, a-t-il indiqué, lorsqu'un groupe de jeunes a intercepté la patrouille.

Des éléments de Tahrir al-Sham ont alors ouvert le feu, touchant al-Diri, qui a succombé le jour suivant des suites de ses blessures, et en blessant deux autres, a fait savoir al-Idlibi.

Les civils pris pour cibles

« Des unités de Tahrir al-Sham ont également détenu lundi Oussama al-Ajini, employé du service de statut personnel dans la ville de Kourin, sans donner plus de raison », a déclaré al-Idlibi.

Al-Ajini est un opposant au Gouvernement de salut national de Tahrir al-Sham et de ses décisions pour la région d'Idlib, a-t-il ajouté, notant que l'alliance tente d'éliminer toutes les poches d'opposition.

Lundi toujours, l'alliance a lancé une attaque contre le village de Deir Hassan dans le nord de la province rurale d'Idlib, sous prétexte que plusieurs éléments de Nourreddine al-Zinki se trouvaient dans le village.

« Les affrontements et les tensions se sont poursuivis sans répit jusque tard dans la journée », a raconté al-Idlibi, et de nouvelles informations font état d'un grand nombre de victimes chez Nourreddine al-Zinki, Tahrir al-Sham et les habitants locaux.

Pendant ce temps, a-t-il ajouté, des travailleurs médicaux de la région d'Idlib ont publié un communiqué déclarant leur rejet des instructions données par l'al-hesba (la « police religieuse ») de Tahrir al-Sham, appelée Sawaed al-Khair.

Les travailleurs médicaux se sont en particulier opposés aux règles de l'alliance concernant la mixité des hommes et des femmes et l'adhésion à un code vestimentaire strict, a-t-il rapporté.

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