Sécurité |

2018-02-09

Contrôles de sécurité rigoureux pour les personnes revenant à al-Qaïm

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Des habitants déplacés d'al-Qaïm attendent pendant que des membres de la sécurité vérifient leurs permis avant de les autoriser à revenir dans la ville. [Photo extraite de la page Facebook d'Ahmad al-Dulaimi, gouverneur adjoint d'al-Qaïm]
Des habitants déplacés d'al-Qaïm attendent pendant que des membres de la sécurité vérifient leurs permis avant de les autoriser à revenir dans la ville. [Photo extraite de la page Facebook d'Ahmad al-Dulaimi, gouverneur adjoint d'al-Qaïm]

Les Irakiens déplacés cherchant à revenir dans la ville d'al-Qaïm, dans la province de l'Anbar, doivent se soumettre à des contrôles de sécurité rigoureux, ont rapporté des responsables irakiens à Diyaruna.

Ces contrôles sont conçus pour empêcher les éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) de s'infiltrer dans al-Qaïm, situé juste de l'autre côté de la frontière avec la Syrie, où le groupe dispose toujours d'une présence, ont-ils expliqué.

Les membres de la sécurité procèdent chaque jour à des centaines de contrôles d'identité dans des camps de l'est de l'Anbar, qui accueillent des Déplacés internes (DI), avant de les autoriser à revenir chez eux à al-Qaïm et dans d'autres zones.

Ces contrôles sont « extrêmement rigoureux », a déclaré le maire d'al-Qaïm Ahmed Jidyan al-Dulaimi à Diyaruna, ajoutant qu'il est « peu probable qu'une infiltration se produise ».

« Des agents spécialisés sont postés dans les camps mis en place pour les DI d'al-Qaïm dans l'est de l'Anbar, comme celui d'Ameriyat al-Falloujah et le camp Kilo-18 à Ramadi », a-t-il précisé.

Ces agents, qui représentent des agences de sécurité comme la sûreté nationale, les renseignements antiterroristes, la police locale et les renseignements militaires, « examinent les risques de sécurité que présente chaque DI », a expliqué al-Dulaimi.

Une fois qu'il a été confirmé qu'un DI n'est pas recherché par l'une de ces agences, la personne reçoit un permis de sécurité et est autorisée à embarquer dans des convois organisés pour transporter les DI depuis les camps vers al-Qaïm sous protection, a-t-il expliqué.

« Une fois que les rapatriés arrivent, leurs permis sont contrôlés minutieusement au point de contrôle avant qu'ils soient autorisés à entrer dans la ville », a-t-il ajouté.

Cordon de sécurité autour d'al-Qaïm

La ville d'al-Qaïm elle-même est entourée par un cordon de sécurité efficace tenu par plusieurs unités de l'armée, des forces de réponse d'urgence de la police, des forces des gardes-frontière et des forces tribales, appuyées par une couverture aérienne, a fait savoir al-Dulaimi.

Ces unités « protègent la sécurité de la bande frontalière avec la Syrie et la ville d'al-Qaim et ne permettent aucune infiltration ou brèche dans la frontière », a-t-il rapporté.

Farhan Mohammed, membre du conseil provincial de l'Anbar, a récemment rencontré des chefs de la sécurité pour discuter des renseignements indiquant que des activistes cherchent à s'infiltrer à al-Qaim pour faciliter les communications avec leurs leaders en Syrie.

« Nous avons appelé à un renforcement des contrôles de sécurité sur tous les DI qui souhaitent revenir, et à l'examen approfondi de leurs documents et preuves d'identité, afin de garantir qu'ils ne présentent aucun danger », a-t-il déclaré à Diyaruna.

Mohammed a souligné le besoin de poursuivre les actions de renseignements, avec l'aide des habitants qui n'ont pas pu quitter al-Qaïm à cause du siège imposé par l'EIIS.

« Ces gens sont une source abondante de renseignements », a-t-il affirmé. « Ils peuvent faire la différence entre des terroristes et des non-terroristes, et ils sont directement concernés par la sécurité de leur ville, car ils ont longtemps souffert du terrorisme. »

Des centaines de personnes reviennent chaque jour

Le processus de retour des DI dans leurs foyers à al-Qaïm « se déroule de façon ordonnée et sur la base d'un mécanisme de sécurité strict qu'il est difficile de briser », a déclaré Nazim Bardan, président du conseil local d'al-Qaïm.

Les rapatriés arrivent à un rythme accéléré, a-t-il expliqué à Diyaruna, indiquant que depuis la libération de la ville le 23 novembre, plus de 8 000 familles sont revenues, sur les 30 000 qui avaient été déplacées.

« Des centaines de personnes passent chaque jour les contrôles de sécurité et attendent de rejoindre la ville », a-t-il souligné, précisant que le processus de retour est actuellement limité aux DI vivant dans les camps.

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