Droits de l'Homme |

2018-02-08

Les médecins de la Ghouta de l'est appellent à l'aide internationale

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Un civil porte un enfant retrouvé dans les décombres d'un bâtiment détruit lors des récents bombardements du régime dans la Ghouta de l'est. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]
Un civil porte un enfant retrouvé dans les décombres d'un bâtiment détruit lors des récents bombardements du régime dans la Ghouta de l'est. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]

Alors que les frappes aériennes du régime syrien continuent de pleuvoir sur l'enclave de la Ghouta de l'est détenue par l'opposition, une union de médecins locaux a publié un communiqué appelant à l'aide la communauté internationale et les organisations humanitaires.

Ce communiqué, publié mercredi 7 février par l'Union des médecins libres de Syrie et l'administration locale de la Ghouta de l'est, les appelle à « intervenir immédiatement et directement pour soulager les souffrances des civils ».

Il appelle également la communauté internationale et les organisations d'aide à faire pression sur le régime syrien « pour qu'il lève le siège et permette l'arrivée des médicaments et de la nourriture ».


Un docteur réconforte un enfant sauvé lors des bombardements du régime sur la Ghouta de l'est, qui se sont intensifiés ces derniers jours. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]

Un docteur réconforte un enfant sauvé lors des bombardements du régime sur la Ghouta de l'est, qui se sont intensifiés ces derniers jours. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]


Des civils cherchent des survivants dans les décombres de bâtiments détruits dans la Ghouta de l'est. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]

Des civils cherchent des survivants dans les décombres de bâtiments détruits dans la Ghouta de l'est. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]


De la fumée monte au-dessus de la Ghouta de l'est après une frappe aérienne du régime, mercredi 7 février. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]

De la fumée monte au-dessus de la Ghouta de l'est après une frappe aérienne du régime, mercredi 7 février. [Photo fournie par le Centre de presse de Damas]

Selon ce communiqué, cinq membres de l'encadrement médical ont été tués lors de la récente escalade de violence dans cette enclave située en-dehors de Damas, qui est entrée jeudi dans son quatrième jour consécutif.

Au moins 58 civils ont trouvé la mort dans la Ghouta de l'est durant les intenses bombardements aériens du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le directeur de cet observatoire, Rami Abdel Rahman, a indiqué que ces frappes ont touché au moins six endroits différents dans cette région assiégée.

Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la ville de Jisrine, où huit civils ont été tués, tandis que deux enfants et une femme avaient trouvé la mort dans la ville de Saqba.

Ces bombardements du régime ont tué au moins trente-huit civils mercredi, a indiqué l'observatoire dans un nouveau bilan, et quatre-vingts ont trouvé la mort lors des frappes de mardi.

« Une situation médicale tragique »

Le Dr Hanan Ibrahim, membre de cette union qui travaille dans la Ghouta de l'est, a expliqué à Diyaruna qu'il était nécessaire de lancer un appel à l'aide aux organisations humanitaires internationales en raison de la situation médicale tragique que connaît la Ghouta.

« Si les bombardements se poursuivent à ce rythme, toutes les opérations médicales cesseront en raison du manque de matériels et de fournitures de premiers secours qui sont nécessaires pour les opérations chirurgicales critiques », a-t-elle mis en garde.

Il manque de nombreux médicaments essentiels pour les malades atteints de maladies incurables, a-t-elle expliqué, ce qui a entraîné récemment de nombreux décès, en particulier des bébés et des enfants.

Jeudi, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni à huis clos pour discuter d'un appel lancé par des responsables de l'aide de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu d'un mois en Syrie.

Cette réunion avait été demandée mercredi par la Suède et le Koweït.

Le coordinateur humanitaire des Nations unies pour la Syrie, Panos Moumtzis, a demandé un cessez-le-feu d'un mois pour permettre aux convois humanitaire de parvenir aux civils dans la Ghouta de l'est.

« Nous sommes en particulier préoccupés par les attaques contre les civils et des bâtiments civils, comme des hôpitaux », a déclaré l'ambassadeur de Suède Olof Skoog. « Ces attaques accentuent encore les souffrances des civils et entrînent à nouveau de très nombreux déplacements. »

« Un cessez-le-feu humanitaire permettrait de fournir une assistance vitale et d'évacuer des centaines de patients en situation critique qui ont urgemment besoin d'un traitement médical » dans la Ghouta de l'est, a-t-il ajouté.

Les civils pris sous le feu

La Ghouta de l'est subit le siège du régime depuis quatre ans, et le bombardement qui a commencé il y a près d'un mois s'est accentué cette semaine.

L'on estime à quatre cents mille le nombre de personnes vivant sous cet état de siège étouffant, qui a pratiquement entraîné l'arrêt de tout approvisionnement en nourriture et en médicaments.

Ces intenses bombardements ont visé des quartiers résidentiels et des marchés populaires à Erbin, Douma, Hammuriyeh et Beit Sawa, en plus de Harasta et de Zamalka, a expliqué à Diyaruna l'activiste Mohammed al-Beik.

Ces bombardements s'arrêteraient pour un temps, a-t-il expliqué, puis « les frappes aériennes reprendraient dès que les civils sortiraient de leurs caves et de leurs caches pour aller acheter des articles alimentaires essentiels ».

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